
Coutances - Excursion du vendredi 22 août 2025
-
Visite du musée Musée Quesnel-Morinière
-
Déjeuner au restaurant de l’Hôtel de Ville
-
Visite du la cathédrale
7 h 45 : départ pour notre traditionnelle sortie annuelle avec l’Association des Amis du Musée de Trouville.
Tous sont au rendez-vous dans la bonne humeur ! Le ciel est sans nuage !
Conduit par Thierry, le bus prend la direction de la ville de Coutances, « Ville d’Art et d’Histoire » dans la Manche.
Au Musée Quesnel-Morinière, l’accueil est très convivial, organisé préalablement par la responsable, Clémence Guerrier.
Une médiatrice nous explique l’origine de ce bel hôtel particulier du XVIIe siècle qui a été légué à la ville de Coutances en 1852 par un riche et généreux bourgeois, Jean-Jacques Quesnel-Morinière.
Par chance, ni cet hôtel, ni la cathédrale n’ont été détruits au cours de la Seconde Guerre mondiale, quoiqu’ils aient subi de nombreux dommages.
Nous entrons dans la cour du musée, sous l’élégante glycine à côté d’un bananier fruitier.
Une exposition temporaire occupe trois salles : « L’appel de la mer. Les Bains de mer dans le Coutançais ». Notre jeune guide nous explique comment la vogue du balnéaire a façonné l’histoire et l’identité du Coutançais aux XIXe et XXe siècles. Les premiers chalets, le casino, l’arrêt du train reliant Coutances aux plages ont favorisé la venue en grand nombre des Parisiens.
![]() |
![]() |
La bourgeoisie, l’aristocratie, les mondains s’y retrouvent, car il est de bon ton de s’offrir une villégiature à la mer : ambiance salon à la plage ; il faut se faire voir mais attention à ne pas oublier son ombrelle – marqueur social – car le teint clair est signe d’élégance !
La grande galerie du premier étage est consacrée au XIXe : sculptures représentant des personnages locaux qui ont joué un rôle dans l’Histoire nationale comme le capitaine de vaisseau Lhermitte, un salon orné de boiseries et décors peints du XVIIIe, une maquette représentant le château- forteresse de la Bastille, un ensemble exceptionnel de céramiques normandes, des sculptures religieuses et des objets issus des fouilles archéologiques, des estampes, dessins, etc.
Le déjeuner au restaurant de l’Hôtel de Ville, concocté par l’aubergiste elle- même, nous a ravis et nous l’avons complimentée.
Nous avons poursuivi notre visite par une promenade dans le jardin attenant au musée, un des plus beaux jardins de Basse-Normandie, inscrit à l'Inventaire des Monuments historiques en 1992.
De la cour du musée, on y accède par un portail aux grilles en fer forgé en forme de chardon surmonté de vases en terre vernissée de blanc. Lorsque Jean- Jacques Quesnel-Morinière le lègue à la Ville, c’est à la condition que son hôtel particulier devienne d’utilité publique et les jardins un parc municipal où seraient cultivées des plantes médicinales.
Le jardin des plantes existait sous cette forme dès le XVIIe.

Sur un terrain en pente de deux hectares, le jardin des plantes est un modèle des jardins du XIXe, avec ses terrasses à l'italienne, ses plates-bandes de fleurs multiples, ses bosquets à l'anglaise, son labyrinthe et ses jets d'eau, ses statues en marbre, son « allée des veuves », etc. Il s’est développé autour d’essences rares et d’arbres remarquables, comme le cèdre bleu du Liban, le ginkgo biloba, l’« arbre aux quarante écus » ou le grand érable sycomore.
Les jardiniers de la ville perpétuent la tradition, qui remonte à la fin du XIXe, de la mosaïculture et continuent de créer chaque année des massifs en lien avec l’actualité. Le thème choisi pour 2025 est la Manche et nous avons pu admirer les belles reconstitutions, tels la maquette du Mont-Saint-Michel ou les Parapluies de Cherbourg.
Un grand bravo aux Maîtres-jardiniers de Coutances !
La cathédrale de Coutances est majestueuse par sa hauteur et son architecture de style gothique-normand.
Ses vitraux forment un des plus beaux ensembles médiévaux normands. Celui du Jugement dernier, en trois éléments, éclaire de magnifiques couleurs le transept sud.
Le Christ Juge entouré de la Vierge et de saint Jean-Baptiste, du XVe, est remarquable.

Les vitraux du déambulatoire sud et les fenêtres hautes du chœur sont les plus anciens de la cathédrale (1220) et aussi les mieux conservés.
Avec ses deux flèches en façade, la cathédrale est affectueusement surnommée par les Coutançais : « La cathédrale de fierté ». Elle est classée au titre des Monuments historiques.
Ce compte rendu a été fait par Michèle Lignon que nous remercions chaleureusement.

